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Google : la publicité pour les flux RSS
Aug 20th
La semaine dernière, Google a décliné son offre AdSense de publicité au format flux RSS.
Il y a un an, la Firme de Mountain View faisait tomber dans son escarcelle FeedBruner pour une somme estimée à 100 millions de dollars. Célèbre plate-forme de gestion de flux RSS apparue en 2004, FeedBurner fournit des services d’analyse, de promotion et de monétisation des flux RSS.
Pour rappel, élément essentiel du Web dit 2.0, un flux est un format de présentation des contenus sous forme de titres, articles auquel un internaute peut s’abonner. Le rachat de FeedBurner est à rapprocher de l’offre AdSense pour les flux officiellement lancée par Google en fin de semaine dernière.
Déclinaison d’AdSense pour les flux RSS
Avec AdSense pour les flux Google propose aux éditeurs de générer des revenus via l’insertion d’annonces publicitaires ciblées… dans leurs flux. Le principe reste le même qu’avec AdSense avec une rémunération au nombre de clics ou au nombre d’impressions (au coût pour mille impressions).
Il est possible de cibler la publicité contextuelle sur le contenu du flux, et l’éditeur garde le contrôle sur la fréquence d’affichage (tous les 1, 2,3 ou 4 articles), l’apparence (annonces illustrées) et la position des annonces Google tandis que la taille est définie automatiquement avec deux formats : 468 x 60 et 300 x 250. Dans une FAQ dédiée, Google explique comment procéder pour ajouter des annonces aux flux après une connexion à son compte AdSense.
Pour faire de la place à AdSense, Google a mis un terme au réseau publicitaire de FeedBurner, FAN pour FeedBurner Ad Network. Actuellement, FeedBurner approche les 2 millions de flux distribués pour plus d’un million d’éditeurs.
Les outils du Web 2.0 utilisés par un cinquième des entreprises
May 29th
Wikis, réseaux sociaux ou blogs, les instruments du Web 2.0 sont utilisés dans près d’un cinquième (24%) des entreprises américaines et 8% comptent les mettre en place cette année, rapporte une étude conduite par ChangeWave.
L’institut, qui annonce l’explosion du recours à ce type d’outils, note que 39% des entreprises ayant participé à son enquête désirent les utiliser. Et parmi celles qui le font déjà, plus du tiers (35%) prévoient une hausse du budget afférent dans les trois prochains mois. Seules deux entreprises sur cent tablent sur un budget en régression. Les investissements porteront en premier lieu sur les wikis (36%), les blogs (15%), les réseaux sociaux (13%), les mashups (5%), les flux RSS (5%) et les outils collaboratifs (3%).
Les avantages tirés ou attendus de ces outils différent selon qu’on les utilise déjà ou qu’on prévoit de le faire. Chez les utilisateurs actuels, c’est avant tout l’amélioration de la communication interne et du travail collaboratif qui est mis en valeur. Les futurs utilisateurs attendent plutôt des outils du Web 2.0 qu’ils leurs permettent d’assurer un meilleur service client, de mieux mettre en valeur leurs marques et d’accroître leurs ventes.
RSS : qu’est ce que c’est, comment en profiter ?
May 28th
On parle de plus en plus des flux RSS. Derrière ce terme abscons, un outil pratique et simple d’utilisation pour diffuser du contenu et, à l’autre bout de la chaîne, se tenir au courant des mises à jour de ses sites favoris.
> Quel est l’intérêt pour le diffuseur du flux ?
La réponse est, là encore, simple – faire connaître les mises à jour de son site – mais troublante : cette tâche n’est-elle pas parfaitement remplie par l’envoi d’une newsletter ? Par rapport aux newsletters, le flux RSS a plusieurs avantages : il ne nécessite pas d’envoyer un e-mailing massif, mais juste de produire (de manière automatisée) le fichier RSS à chaque mise à jour ou groupe de mises à jour ; il anticipe sur les évolutions futures de la consommation d’information sur le Web (nous y reviendrons) ; il peut-être agrégé avec d’autres flux – c’est le rôle des “lecteurs RSS” que de permettre de “s’abonner” à des flux RSS (comme on s’abonne à des groupes de discussion par exemple), pour les afficher ensuite de manière agrégée dans une interface personnalisable.
Mais le flux RSS présente également un apprauvissement par rapport à la newsletter, et ne peut donc la remplacer tout à fait : le diffuseur n’a plus la main sur la présentation du contenu ; il n’est pas possible – ou moins facilement – d’insérer de la publicité autre que textuelle, ou plus largement des effets visuels ; le flux RSS a (souvent) vocation à être “noyé” parmi d’autres flux similaires, diminuant ainsi l’impact d’une mise à jour particulière.
> Pourquoi est-il néanmoins utile de doter son site d’un flux RSS ?
Comme nous l’avons dit, la consommation d’information sur le Web change : d’une part beaucoup d’internautes accèdent à tel ou tel site en cliquant sur un lien dans la newsletter correspondante, non en se dirigeant d’eux-mêmes vers le site en question, d’où l’importance du “push”.
D’autre part les newsletters sont des e-mails, et donc souffrent de la pollution du spam qui en diminue la visibilité quand il ne provoque pas tout simplement leur élimination fortuite ou voulue. Par ailleurs, les newsletters contiennent pour la plupart du code HTML dont l’affichage par les clients de messagerie peut être désactivé (en attendant le jour où, à l’exemple du dernier Outlook Express – post Windows XP SP2 – qui supprime les appels HTML externes et donc notamment les images, il le sera par défaut).
Le flux RSS, à la présentation minimale ou, en tout cas, incontrôlable, permet au moins de pallier à ce problème et bénéficie d’un a priori positif pour beaucoup de pratiquants de l’Internet, lassés des newsletters et, surtout, du spam (le lecteur d’un flux RSS ne donnant pas son adresse personnelle quand il le télécharge).
> Les flux RSS sont-ils réservés aux sites d’information ?
Non, les flux RSS sont utiles aux sites fréquemment mis à jour, quels qu’ils soient, et il se trouve que ces sites sont, la plupart du temps, des sites d’information. C’est par les weblogs que les flux RSS se sont développés, car il constitue un moyen de promotion d’un blog beaucoup moins contraignant, nous l’avons vu, qu’une newsletter. Les weblogs, par nature, fonctionnent sur l’échange de liens, et par extension de flux RSS sur des thèmes communs. Mais ces flux peuvent aussi ne contenir que des liens pointant vers une “image du jour” par exemple, ou des liens vers une nouvelle entrée dans un catalogue, etc. Ils ne sont pas réservés à des articles ou des messages.
> Comment savoir si un site publie un flux RSS ?
La plupart du temps, ce flux est indiqué par une petite icone, généralement au fond orange avec le texte XML ou RSS écrit en blanc. Il existe d’autres symboles visuels similaires. Les annuaires de flux permettent de répérer les sites en proposant, mais certains de ces annuaires syndiquent eux-mêmes le contenu des sites sans que ceux-ci soient directement à l’origine du flux.
> Que faut-il faire pour produire un flux RSS et pour le lire ?
Techniquement, un flux RSS n’est rien d’autre qu’un fichier XML, composé de balises encadrant du contenu. Ces balises indiquent que tel contenu est un titre, tel autre un lien, etc. Pour produire un fichier XML à partir d’une page Web statique (mais correctement structurée) ou d’une base de données, il suffit d’un script approprié , en Perl, PHP, Java ou tout autre langage similaire. Les outils de gestion de contenu ou de weblog incluent souvent une fonctionnalité permettant de produire les flux RSS correspondant aux dernières entrées dans le référentiel de contenu.
Pour lire un flux RSS, à l’inverse, il faut un script qui convertisse le XML en HTML : c’est ce qu’utilisent les “agrégateurs de news” ou “lecteurs RSS” qui, en outre, proposent des listes de flux RSS auxquels il est possible de s’abonner (le lecteur importera alors, à intervalle réguliers et paramétrables, le fichier XML correspondant) et des moyens de classement/agrégation de ces flux. Dans le même ordre d’idée, un outil de gestion de contenu ou de weblog peut afficher, généralement, des flux RSS externes dans une page Web (mais dont les liens, bien évidemment, pointent en dehors du domaine).
En résumé, il faut un outil dynamique Web pour produire, il faut un logiciel dédié (ou un outil dynamique Web) pour lire. Le logiciel dédié peut disposer de sa propre interface, ou s’intégrer à un client de messagerie comme Outlook, ce qui permet de recevoir les flux RSS mis à jour comme on reçoit ses e-mails, mais de manière aisément cloisonnable .
Source: journaldunet